Le S&P 500 et le Nasdaq 100 ont effacé leurs pertes matinales pour terminer en hausse le 25 juin, prolongeant une progression de 8 % depuis le début de l'année, les acheteurs à bon compte ayant absorbé la vente technologique de la veille.
Le S&P 500 et le Nasdaq 100 ont effacé leurs pertes matinales pour terminer en hausse le 25 juin, prolongeant une progression de 8 % depuis le début de l'année, les acheteurs à bon compte ayant absorbé la vente technologique de la veille.

Le S&P 500 a gagné 0,3 % pour inverser une baisse intraday le 25 juin, tandis que le Nasdaq 100 est également repassé en territoire positif, l'intérêt acheteur étant revenu après que les valeurs des semi-conducteurs aient chuté de leurs records.
« Ce type de révision à la hausse est sans précédent et ne s'observe généralement qu'après un choc ou une récession », ont écrit les analystes de JPMorgan dans leurs perspectives à mi-parcours 2026, en relevant leur objectif de fin d'année pour le S&P 500 à 7 800.
Le secteur technologique a grimpé de 0,5 % pour mener le rebond, suivi par la consommation discrétionnaire à +0,4 %. L'énergie a sous-performé, cédant 0,6 % alors que le Brent se maintenait près de 72 dollars le baril, sous son niveau d'avant le conflit iranien. L'indice PHLX des semi-conducteurs a récupéré 0,8 % après avoir chuté de plus de 3 % mardi, Nvidia et Micron étant tous deux en hausse. L'indice de volatilité Cboe, ou VIX, est resté proche de 16, sous sa moyenne annuelle de 18. Le rendement du Trésor américain à 10 ans a augmenté de 2 points de base à 4,38 %, tandis que l'indice du dollar est resté près de 104,5.
Ce rebond témoigne de la résilience du marché, les estimations de bénéfices ayant été revues à la hausse d'environ 10 % depuis le début de l'année 2026, selon JPMorgan. BCA Research a relevé son objectif pour le S&P 500 à 8 100 contre 7 700 mercredi, ce qui représente un potentiel de hausse de 10 % par rapport à la clôture précédente. Le prochain catalyseur majeur interviendra en juillet, avec le début de la saison des résultats du deuxième trimestre, les dépenses d'investissement des hyperscalers devant augmenter de plus de 75 % sur un an.
Wall Street devient plus optimiste pour le second semestre
L'objectif révisé de JPMorgan à 7 800 implique un potentiel de hausse d'environ 6 % par rapport à la clôture de mardi, tandis que celui de BCA à 8 100 suggère 10 % de hausse. Les deux sociétés citent la solidité des bénéfices comme moteur principal, avec un bénéfice par action du S&P 500 attendu en croissance de 24 % cette année. Cet optimisme persiste malgré des vents contraires tels que des taux d'intérêt élevés, une inflation à son plus haut niveau en trois ans et une vague de nouvelles émissions d'actions provenant des prochaines introductions en Bourse, notamment SpaceX, OpenAI et Anthropic.
Les multiples de prix sur bénéfices à terme du S&P 500 restent attractifs par rapport à leurs moyennes sur cinq ans, en particulier dans les secteurs de la technologie et de la santé. Cinq des dix principales pondérations de l'indice — dont Amazon, Micron, Nvidia, Microsoft et Meta Platforms — s'échangent sous leurs normes de valorisation historiques, offrant un coussin contre d'éventuelles baisses supplémentaires.
Le ratio des progressions par rapport aux baisses à la Bourse de New York était d'environ 1,3 pour 1, témoignant d'une participation large mais non écrasante. L'or s'est échangé stable à 2 340 dollars l'once, tandis que le pétrole a légèrement reculé, les primes de risque géopolitique continuant de se résorber.
Cet article est fourni à titre d'information uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.