L'argent s'échangeait sous les 59,00 $ l'once ce 28 juin, alors que de nouvelles frappes entre les États-Unis et l'Iran autour du détroit d'Ormuz ont renforcé la demande de métaux précieux comme valeurs refuges.
L'or s'est maintenu au-dessus de 3 950 $ l'once, tandis que le brut Brent est monté à 72,49 $ le baril, reflétant l'impact trans-sectoriel de la prime de risque géopolitique, selon les données des bourses. Le brut WTI a également progressé, les traders intégrant d'éventuelles perturbations de l'offre via ce point de passage stratégique, qui traite environ 20 millions de barils de pétrole par jour, soit près d'un cinquième des expéditions mondiales.
Les États-Unis et l'Iran ont échangé des frappes militaires près du détroit d'Ormuz, perturbant les routes maritimes et accentuant les primes de risque sur l'offre sur les marchés des matières premières. Les métaux précieux profitent généralement de ce type d'épisodes, les investisseurs se tournant vers des actifs perçus comme des réserves de valeur indépendantes des turbulences géopolitiques. La hausse simultanée des prix du pétrole illustre la double nature du risque : perturbation directe de l'offre sur les marchés de l'énergie et demande indirecte d'actifs refuges.
L'argent reste sous le seuil des 59,00 $ depuis le début de l'escalade, ce niveau agissant comme une résistance à court terme. Un franchissement décisif au-dessus de 59,00 $ pourrait ouvrir la voie vers 62,00 $, sur la base des fourchettes de négociation antérieures observées plus tôt en 2026. À la baisse, le support se situe près de 57,50 $, un niveau qui a tenu lors du pic de volatilité initial.
L'or, principal métal refuge, s'est maintenu au-dessus de 3 950 $ et pourrait viser les 4 350 $ si les risques géopolitiques s'intensifient, selon les analyses de marché. Un dépassement des 4 350 $ préparerait un mouvement potentiel vers 5 000 $. La corrélation entre l'or et l'argent reste élevée durant les phases d'aversion au risque, les deux métaux bénéficiant du même moteur macroéconomique. La performance de l'argent par rapport à l'or — le ratio or/argent — s'est resserrée, le métal blanc rattrapant les gains de l'or.
Le point de passage du détroit d'Ormuz est crucial pour les marchés mondiaux de l'énergie. Toute perturbation prolongée aurait des répercussions sur les marchés des produits raffinés et les chaînes d'approvisionnement industrielles, pouvant alimenter des pressions inflationnistes plus larges qui soutiennent davantage les métaux précieux en tant que couvertures. Le pétrole à 72,49 $ pour le Brent et la hausse des prix de l'or suggèrent que les marchés intègrent une prime de risque prolongée plutôt qu'un pic de courte durée.
La trajectoire de l'argent et de l'or dépendra d'une éventuelle désescalade dans le détroit d'Ormuz ou de l'implication de nouvelles parties prenantes. Les traders surveillent les signaux diplomatiques émanant des États-Unis et de l'Iran, ainsi que toute déclaration des pays du Conseil de coopération du Golfe qui pourrait indiquer une voie vers la désescalade. Le prochain catalyseur pour l'argent sera le rapport hebdomadaire des stocks du COMEX et tout nouveau développement militaire dans la région.
Cet article est fourni à titre d'information uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.