L'IA cible les flips à 1080 degrés pour un avantage olympique
Les athlètes de U.S. Ski and Snowboard tirent parti d'un nouvel outil d'intelligence artificielle développé avec Google Cloud pour trouver un avantage compétitif avant les Jeux olympiques. Le système, construit sur les modèles de vision par ordinateur de Google DeepMind, analyse les séquences vidéo pour fournir un feedback biomécanique granulaire, en suivant la posture d'un athlète dans un espace 3D. Il mappe des points de données, y compris la vitesse, les angles, les rotations et le temps de vol total, directement sur la vidéo, permettant des ajustements précis.
Pour la snowboardeuse de halfpipe Maddie Mastro, l'IA a identifié un défaut jusqu'alors inaperçu dans son saut signature 'crippler' : un bras mal angulé au-dessus de sa tête à l'atterrissage, une pénalité dans un sport jugé sur l'esthétique. Cette perspicacité, qui a échappé à Mastro et à ses entraîneurs, démontre la capacité de la technologie à voir au-delà des vêtements amples et des angles de caméra difficiles pour fournir des retours exploitables. Les athlètes peuvent également interroger l'outil en langage naturel pour revoir leurs performances.
Shaun White conseille sur l'analyse de nouvelle génération
Cette collaboration marque une évolution significative par rapport à l'époque où les descentes étaient revues sur des séquences de caméscopes. Shaun White, triple médaillé d'or olympique, qui a conseillé sur le développement de l'outil d'IA, a noté que de tels ajustements subtils sont souvent ce qui sépare une place sur le podium d'une absence totale. Pour Mastro, un objectif clé est de perfectionner le double cork 1080, une figure complexe impliquant deux flips en l'air et 1080 degrés de rotation que White qualifie de "la grande figure en ce moment dans le snowboard féminin".
Alors que l'objectif immédiat est d'obtenir des médailles, la Chef du Sport de U.S. Ski and Snowboard, Anouk Patty, y voit un potentiel plus large. L'organisation espère étendre la disponibilité de l'outil après les Jeux olympiques, visant à démocratiser l'entraînement pour les athlètes qui n'ont pas accès à un encadrement d'élite et à créer de nouvelles façons pour les fans de s'engager dans le sport. Les skieurs freestyle Alex Hall et Colby Stevenson ont également participé à l'essai initial. Patty estime que cette technologie aura un impact définitif sur ceux qui atteindront le podium.