Goldman Sachs réduit de 6% ses prévisions d'expéditions pour 2026 en raison de la hausse des coûts de mémoire
Goldman Sachs a dégradé ses perspectives pour le marché mondial des smartphones, déclenchant une vente massive des actions des fournisseurs de composants le 4 février. La banque d'investissement a abaissé sa prévision d'expéditions mondiales pour 2026 de 6% à 1,2 milliard d'unités, représentant une baisse anticipée de 6% d'une année sur l'autre. La prévision pour 2027 a également été réduite de 5% à 1,2 milliard d'unités. Le principal moteur de cette révision est l'escalade des coûts des puces mémoire, qui pèse sur les marges des fabricants et risque de freiner la demande des consommateurs.
Les fournisseurs de composants chutent alors que les ventes en Chine plongent de 20%
La prévision révisée a immédiatement eu un impact sur les actions des chaînes d'approvisionnement des smartphones cotées à Hong Kong. Goertek Electronics a mené la baisse, chutant de plus de 6%, tandis que Lens Technology a reculé de près de 6%. D'autres fournisseurs, y compris Q Technology et FIH Mobile Group, ont tous perdu plus de 4%. Le sentiment baissier est aggravé par des données de marché sous-jacentes faibles en provenance de Chine, où les ventes de smartphones ont atteint environ 21 millions d'unités en décembre 2025, soit une forte baisse de 20% par rapport au même mois de l'année précédente. Dans ce marché en contraction, Huawei détenait une part de 20% en tête, suivi par OPPO, Honor, vivo et Apple.
Une reprise improbable avant le second semestre 2027 alors que l'industrie équilibre les coûts
Les analystes voient peu de chances d'un rebond à court terme. Selon Counterpoint Research, le marché des smartphones est peu susceptible de se redresser avant le second semestre 2027, avec un retour à des schémas de vente normaux potentiellement retardé jusqu'au début de 2028. Dans cet environnement, les fabricants de smartphones sont contraints de naviguer un équilibre difficile entre l'absorption des coûts croissants des composants, le maintien des performances des appareils et le financement de l'innovation pour attirer les acheteurs. Cette pression soutenue suggère une période difficile à venir pour l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement.