Tools for Humanity, la startup de scan d'iris cofondée par Sam Altman, a licencié des employés lundi alors que l'entreprise peine à monétiser son projet de cryptomonnaie Worldcoin, selon un e-mail interne consulté par Business Insider.
« Alors que nous entrons dans la prochaine étape de notre stratégie d'entreprise et de nos priorités opérationnelles, nous avons pris la décision difficile d'apporter des modifications à certains postes et équipes dans l'ensemble de l'entreprise », a déclaré Tools for Humanity dans l'e-mail envoyé au personnel par l'équipe des ressources humaines.
L'entreprise emploie plus de 500 personnes, selon son site web, bien que le nombre total de postes concernés n'ait pas été divulgué. Tools for Humanity a levé des centaines de millions de dollars auprès d'investisseurs, dont Andreessen Horowitz, Bain Capital et Khosla Ventures, pour une valorisation de 2,5 milliards de dollars, selon PitchBook. L'Orb de la startup — un appareil argenté de la taille d'un ballon de volleyball — scanne les iris pour générer une identité numérique, les participants recevant en retour des jetons Worldcoin.
Ces licenciements mettent en lumière les défis croissants d'une entreprise qui n'a pas encore démontré de modèle de revenus clair. Sur le plan international, Tools for Humanity a fait face à une opposition réglementaire : le Kenya a interdit le projet pour des raisons de confidentialité, et la Corée du Sud a infligé à l'entreprise une amende de 830 000 dollars pour avoir prétendument violé la loi locale sur la protection de la vie privée. La restructuration intervient également alors qu'OpenAI, dont Altman est le directeur général, a déposé une demande confidentielle d'introduction en bourse lundi, marquant une divergence marquée de fortune entre les deux entreprises dirigées par Altman.
L'entreprise prévoit de partager les détails de sa stratégie et de ses prochaines étapes lors d'une réunion publique mardi, selon l'e-mail. Tools for Humanity n'a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.
La startup a été fondée sur le principe que les scans d'iris pourraient servir de mécanisme de preuve d'humanité dans un monde en ligne de plus en plus dominé par l'IA. Mais le projet a eu du mal à convaincre les régulateurs et le grand public que la remise de données biométriques en échange de jetons de cryptomonnaie est un échange équitable. Dans plusieurs pays, dont le Kenya, l'Inde et Hong Kong, il a été proposé aux personnes l'équivalent de 50 dollars en Worldcoin pour leurs scans d'iris, ce qui a attiré l'attention des autorités de protection des données.
Les licenciements chez Tools for Humanity contrastent avec la trajectoire d'OpenAI, qui a déposé lundi une demande confidentielle pour ce qui pourrait devenir l'une des introductions en bourse les plus marquantes de la décennie. Altman a cofondé les deux entreprises mais a dû faire face à des questions concernant d'éventuels conflits d'intérêts entre ses rôles.
Cet article est fourni à titre d'information uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.