Un recours collectif pour fraude aux valeurs mobilières a été déposé contre Sportradar Group AG (SRAD) après que des rapports ont allégué que la société de données sportives travaillait avec des opérateurs de jeux illégaux, effaçant ainsi près d'un quart de la capitalisation boursière de l'entreprise.
Selon la plainte déposée par Kessler Topaz Meltzer & Check, LLP, les défendeurs ont fait des déclarations fausses et/ou trompeuses et n'ont pas divulgué que Sportradar travaillait intentionnellement avec des opérateurs de jeux clandestins pour augmenter ses revenus, malgré ses assurances d'une stricte conformité légale et réglementaire.
Les allégations ont fait surface dans des rapports de Muddy Waters Research et Callisto Research le 22 avril 2026. Le rapport de Muddy Waters affirmait que Sportradar « a activement aidé et encouragé le jeu illégal sur les marchés noirs et gris du monde entier... en tant que stratégie commerciale ». Suite à ces rapports, les actions de Sportradar ont chuté de 3,80 $, soit 22,6 %, pour clôturer à 13,04 $ par action.
Le recours collectif concerne les investisseurs ayant acheté des actions ordinaires de classe A de Sportradar entre le 7 novembre 2024 et le 21 avril 2026. La date limite pour que les investisseurs demandent à la Cour de devenir le plaignant principal est fixée au 17 juillet 2026. Un plaignant principal est une partie représentative agissant au nom des autres membres du groupe dans la conduite du litige.
L'action en justice contre Sportradar s'est intensifiée, des cabinets tels que Rosen Law Firm, Glancy Prongay Wolke & Rotter LLP et Kahn Swick & Foti, LLC rappelant également aux investisseurs la date limite pour rejoindre le recours collectif. La plainte allègue que les processus de connaissance du client (KYC) et de conformité de la société n'étaient pas aussi robustes que prétendu. Callisto Research a déclaré avoir trouvé des preuves suggérant que plus de 270 plateformes utilisent les produits de Sportradar tout en opérant illégalement.
La forte baisse du titre et la multiplication des poursuites signalent des risques juridiques et financiers importants pour Sportradar. Les investisseurs suivront de près la réponse officielle de la société et les développements de l'affaire jusqu'à la date limite du plaignant principal du 17 juillet 2026.
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.