Le groupe d'ingénierie allemand Siemens AG a publié un bénéfice industriel de 2,97 milliards d'euros pour le deuxième trimestre, inférieur aux estimations en raison de revenus stagnants, mais un bond des nouvelles commandes a incité l'entreprise à réaffirmer ses perspectives pour l'ensemble de l'année.
« Nous avons réalisé un deuxième trimestre réussi malgré l'environnement géopolitique, qui reste très exigeant », a déclaré le directeur général Roland Busch dans un communiqué.
Les résultats pour le trimestre clos le 31 mars ont montré un manquement aux indicateurs de rentabilité clés, en partie dû à une base de comparaison élevée provenant de la vente d'une activité l'année précédente.
Bien que le bénéfice industriel ait reculé de 8 % par rapport à l'année dernière, le bond de 11 % des commandes à 24,1 milliards d'euros a envoyé un signal fort sur la demande future, soutenant la décision de l'entreprise de maintenir ses prévisions annuelles.
L'entreprise basée à Munich, dont les produits vont des trains aux logiciels d'usine, est considérée comme un baromètre de l'économie industrielle au sens large. Son chiffre d'affaires du deuxième trimestre est resté inchangé par rapport à l'année précédente à 19,76 milliards d'euros, manquant la prévision de 20,14 milliards d'euros établie par le consensus des analystes compilé par la société.
La baisse du bénéfice industriel a été attribuée en partie à un gain de 300 millions d'euros provenant de la vente d'une activité de câblage au cours du même trimestre de l'année précédente, ce qui avait dopé la rentabilité de la période antérieure.
Le point positif a été l'augmentation significative de la demande, avec un ratio commandes-facturation atteignant 1,22. Siemens a cité de solides performances dans ses activités d'automatisation d'usines, d'infrastructures de bâtiments et de mobilité, avec une demande continue provenant des centres de données et des services publics.
Siemens a confirmé ses perspectives pour l'exercice 2026, tablant sur une croissance comparable de ses revenus comprise entre 6 % et 8 % et un ratio commandes-facturation supérieur à 1. La société a également maintenu sa prévision de bénéfice par action avant comptabilisation de l'allocation du prix d'achat dans une fourchette de 10,70 € à 11,10 €.
La confirmation des prévisions, soutenue par un carnet de commandes robuste, suggère que la direction est confiante dans sa capacité à naviguer à travers les pressions actuelles sur les marges et l'incertitude géopolitique. Les investisseurs attendront désormais les résultats du troisième trimestre pour y déceler des signes d'une dynamique durable des commandes et d'une amélioration de la rentabilité.
Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.