LVMH a nié toute connaissance d'un détournement d'actions Hermès alors que les procureurs de Paris enquêtent sur une fortune de plus de 10 milliards d'euros appartenant à l'héritier Nicolas Puech.
LVMH a nié toute connaissance d'un détournement d'actions Hermès alors que les procureurs de Paris enquêtent sur une fortune de plus de 10 milliards d'euros appartenant à l'héritier Nicolas Puech.

LVMH a nié toute connaissance d'un détournement d'actions Hermès alors que les procureurs de Paris ont ouvert une enquête sur une fortune manquante de plus de 10 milliards d'euros appartenant à l'héritier Nicolas Puech.
« Le groupe n'avait connaissance d'aucun détournement d'actions Hermès lorsqu'il constituait une position discrète dans son rival », a déclaré LVMH dans un communiqué, répondant à ce qu'elle a qualifié d'allégations infondées de la part du descendant de 83 ans du fondateur d'Hermès, Thierry Hermès.
Le parquet de Paris a ouvert une enquête officielle contre l'avocat suisse Alexander Montavon pour soupçons de complicité d'abus de confiance liés à la société offshore Dilico, dont il était l'administrateur. Les enquêteurs examinent si cette structure a été utilisée pour transférer ou dissimuler le contrôle de la participation de Puech dans Hermès, selon Reuters.
L'affaire remonte à 2010, lorsque LVMH, dirigé par Bernard Arnault, a révélé de manière inattendue détenir près de 17 % d'Hermès, stupéfiant l'industrie du luxe et déclenchant une bataille juridique qui a duré des années. Le régulateur des marchés financiers français, l'AMF, a infligé une amende de 8 millions d'euros à LVMH en 2013 pour avoir enfreint les règles de déclaration lors de la constitution de sa participation.
Puech a déclaré avoir perdu le contrôle de ses actions Hermès par l'intermédiaire de son ancien gestionnaire d'actifs Eric Freymond, qui a géré la fortune de l'héritier pendant plus de deux décennies. Freymond est décédé en juillet 2025 alors qu'il faisait l'objet d'une enquête en Suisse, les autorités locales évoquant la possibilité d'un suicide. Puech a déposé une plainte à Paris accusant Freymond et d'éventuels complices d'abus de confiance et de détournement d'actifs.
LVMH a déclaré n'avoir jamais détourné d'actions Hermès et a rejeté les allégations. Montavon a refusé de commenter, renvoyant les questions à son avocat.
Ce litige ajoute un nouveau chapitre à la rivalité entre les deux géants français du luxe. LVMH, avec une capitalisation boursière dépassant les 350 milliards d'euros, est le plus grand conglomérat de luxe au monde, tandis qu'Hermès, valorisé à plus de 200 milliards d'euros, a longtemps résisté aux tentatives de rachat en maintenant le contrôle familial via une structure de détention qui concentre les droits de vote.
L'enquête menace de rouvrir l'un des épisodes les plus controversés de l'histoire des entreprises françaises. Si les procureurs trouvent des preuves liant LVMH aux actions manquantes, cela pourrait déclencher un examen réglementaire et nuire à la réputation du plus grand groupe de luxe au monde, dont le portefeuille comprend Louis Vuitton, Dior et Tiffany & Co. Hermès pourrait voir une prime défensive alors que les investisseurs intègrent la possibilité d'un débouclage de la position de LVMH. La prochaine audience de procédure n'a pas encore été programmée.
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.