JPMorgan a réitéré sa note de surpondération sur COSCO Shipping Energy (01138.HK) avec un objectif de cours de 27 HKD, citant l'accord de paix entre les États-Unis et l'Iran comme catalyseur de la demande de pétroliers.
La réouverture du détroit d'Ormuz permettrait de normaliser l'approvisionnement en pétrole brut et de stimuler la reconstitution des stocks, ce qui entraînerait une demande accrue pour les très grands transporteurs de pétrole brut (VLCC), a indiqué JPMorgan dans un rapport de recherche.
Depuis le début du conflit, environ 1,3 milliard de barils d'approvisionnement pétrolier ont été retirés du marché, obligeant les acheteurs à s'approvisionner aux États-Unis, en Afrique de l'Ouest et au Brésil via des routes maritimes plus longues. Cela a poussé les taux de fret des VLCC au-dessus des moyennes historiques. La récente faiblesse des valeurs pétrolières reflète un affaiblissement de la confiance dans le réapprovisionnement d'urgence, et non une détérioration des fondamentaux, selon la banque.
L'accord, annoncé par le président américain Donald Trump et confirmé par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, prévoit la réouverture du détroit d'Ormuz — une voie de transit pour environ un cinquième du commerce mondial de pétrole et de GNL. Le brut Brent a chuté de plus de 3 % pour s'établir autour de 84 dollars le baril après l'annonce. La signature officielle est prévue pour le 19 juin, l'Intertanko appelant à un retour à la pleine liberté de navigation et au retrait des mines de la voie maritime.
La réouverture permettrait de normaliser l'approvisionnement en pétrole et de déclencher une reconstitution des stocks, créant ainsi une demande soutenue pour les exploitants de pétroliers. COSCO Shipping Energy, l'un des plus grands propriétaires de VLCC en Chine, devrait bénéficier de la recomposition des chaînes d'approvisionnement mondiales de pétrole brut. La position de la banque contraste avec la récente faiblesse du cours de l'action, qu'elle attribue au scepticisme du marché quant au rythme du réapprovisionnement, et non à un ralentissement structurel. Les exportations pétrolières de l'Iran ont chuté de plus de 90 % pendant le blocus naval américain, selon des rapports antérieurs.
Cette réitération montre que JPMorgan considère la réouverture d'Ormuz comme un facteur structurel positif pour les bénéfices des pétroliers, et non comme un événement ponctuel. Les investisseurs suivront la cérémonie de signature du 19 juin pour connaître les modalités de l'accord et le calendrier du rétablissement complet de la navigation.
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