La police financière italienne a mis au jour une affaire de fraude fiscale s'étalant sur plusieurs années, impliquant plus d'un million d'euros de plus-values non déclarées issues des Bitcoin Ordinals et des jetons BRC-20, illustrant ainsi la capacité croissante des forces de l'ordre à traquer les activités on-chain complexes.
L'enquête a été menée par la Guardia di Finanza italienne, qui a utilisé le logiciel Chainalysis Reactor pour analyser les flux de fonds. « Les nouvelles normes de jetons Bitcoin peuvent compliquer l'analyse des transactions, mais elles n'effacent pas les enregistrements permanents créés par les inscriptions, les flux UTXO et les routes de retrait liées aux plateformes d'échange », a noté la firme dans un communiqué sur l'affaire.
Les enquêteurs ont reconstitué une piste de transactions complexe provenant d'un portefeuille matériel Ledger saisi. Le suspect aurait financé des inscriptions, créé de nouveaux actifs, les aurait vendus sur des places de marché avec profit, puis aurait acheminé les revenus. En reliant l'activité du portefeuille aux données de connaissance du client (KYC) des bourses centralisées où les fonds ont été encaissés, les autorités ont réussi à lier le groupe de portefeuilles pseudonymes à un individu réel. Il a également été découvert que le suspect recevait des aides publiques, ce que les enquêteurs ont jugé illégal au regard des bénéfices non déclarés.
Cette affaire constitue un avertissement important : l'auto-garde et l'utilisation de normes de jetons plus récentes et plus complexes ne garantissent pas l'anonymat vis-à-vis des autorités fiscales. Alors que les régulateurs aux États-Unis et en Europe élaborent des cadres plus larges comme MiCA, cette action répressive montre que les lois financières existantes s'appliquent déjà aux nouveaux crypto-actifs. Le résultat renforce l'idée que les bénéfices tirés des Ordinals et des BRC-20 peuvent générer des gains imposables, et que la criminalistique on-chain peut efficacement combler le fossé entre les adresses de portefeuille et les identités juridiques.
Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.