(P1) L'escalade de la rhétorique entre les États-Unis et l'Iran le 1er avril menace de perturber l'un des points de passage énergétiques les plus critiques au monde, après que Téhéran a déclaré que le détroit d'Ormuz ne serait pas ouvert à ses « ennemis ». Cette déclaration du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) répond directement à une publication du président américain Donald Trump concernant un éventuel cessez-le-feu.
(P2) « La situation dans le détroit d'Ormuz est sous le contrôle ferme et absolu de la marine du CGRI », ont déclaré les Gardiens de la révolution dans un communiqué rapporté par l'Agence France-Presse. Le communiqué précise que le détroit « ne sera pas ouvert aux 'ennemis' de l'Iran ».
(P3) Cette décision fait suite au message publié plus tôt par le président Trump affirmant que l'Iran venait de « demander un cessez-le-feu aux États-Unis ». Il a ajouté qu'il n'« envisagerait » une telle demande que lorsque le détroit d'Ormuz serait ouvert. Ces échanges d'accusations injectent une nouvelle volatilité sur les marchés pétroliers, le Brent ayant déjà dépassé les 85 dollars le baril lors de précédentes tensions géopolitiques.
(P4) Le risque immédiat réside dans l'éventualité d'une erreur de calcul militaire qui pourrait interrompre le transit quotidien de plus de 20 millions de barils de pétrole, soit environ 21 % de la consommation mondiale de produits pétroliers liquides. Une fermeture, même temporaire, pourrait faire grimper brusquement les prix du brut, augmenter les coûts d'assurance du transport maritime mondial et déclencher une fuite vers les valeurs refuges sur les marchés financiers, pesant probablement sur les actions mondiales. La dernière perturbation majeure dans le détroit en 2019 avait vu les prix du pétrole bondir de près de 15 % en une seule journée.
Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.