Les procureurs français ont déposé des accusations préliminaires contre la branche bancaire privée suisse de HSBC, l'accusant d'avoir aidé l'ancien gouverneur de la banque centrale du Liban à détourner des fonds publics.
Les procureurs français ont déposé des accusations préliminaires contre l'unité de banque privée suisse de HSBC Holdings Plc, accusant l'établissement d'avoir assisté l'ancien gouverneur de la banque centrale libanaise Riad Salameh dans le détournement de fonds publics. Ce dépôt signifie que les procureurs estiment qu'il existe des preuves suffisantes pour renvoyer l'affaire devant un juge d'instruction, qui décidera de poursuivre ou non la procédure.
HSBC a refusé de commenter la procédure judiciaire, indiquant que l'enquête est toujours en cours et que la banque continuera de coopérer avec les autorités. L'établissement a révélé l'année dernière qu'il faisait l'objet d'une enquête des autorités suisses et françaises pour des soupçons de blanchiment d'argent, avertissant que cette affaire pourrait avoir un impact significatif sur le groupe.
L'action HSBC cotée à Hong Kong a chuté de 4,60 dollars de Hong Kong, soit 3,1%, suite à cette annonce, les ventes à découvert représentant 15,6% du volume des échanges, soit 650,6 millions de dollars de Hong Kong. Peu après avoir révélé les enquêtes l'année dernière, l'unité bancaire privée suisse de la banque a mis fin à ses relations avec plus de 1 000 clients fortunés du Moyen-Orient, originaires notamment d'Arabie saoudite et du Liban.
Ces accusations préliminaires exposent HSBC à des amendes potentielles, à des sanctions réglementaires et à de nouveaux retraits de clients de son activité de gestion de fortune en Suisse. La banque avait précédemment averti qu'elle ne pouvait pas prédire les conséquences financières spécifiques des enquêtes. Les analystes de Citigroup ont estimé que même en supposant zéro nouvelle ouverture de compte pour les non-résidents de Hong Kong en provenance de Chine continentale, le bénéfice avant impôt 2028 de HSBC ne diminuerait que d'environ 2%, suggérant un impact limité d'un front réglementaire — bien que les accusations françaises représentent une exposition distincte et potentiellement plus grave.
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