L'indice britannique FTSE 100 a chuté de 1,54 % mardi, perdant 161 points pour clôturer à 10 276, alors que les inquiétudes concernant les tensions au Moyen-Orient et une forte vente des actions bancaires ont entraîné l'indice de référence à son plus bas niveau depuis le 30 mars.
« La combinaison du risque géopolitique et d'un chiffre étonnamment faible d'un leader comme HSBC crée un contexte difficile pour les actions britanniques », a déclaré Fiona Cincotta, analyste de marché chez City Index. « Alors que le marché américain bénéficie du leadership technologique, la composition du FTSE le rend plus vulnérable aux vents contraires macroéconomiques mondiaux. »
Cette vente a marqué la quatrième baisse quotidienne consécutive de l'indice, qui a maintenant chuté de plus de 6,3 % par rapport à son sommet de 2026. La baisse a été généralisée, seule une poignée des 40 plus grandes entreprises terminant en territoire positif. Le géant bancaire HSBC Holdings plc (LON : HSBA) a été un frein important, chutant d'environ 5 % après que ses bénéfices du premier trimestre ont été affectés par une charge inattendue liée à une fraude et par l'augmentation des provisions pour pertes de crédit liées au conflit au Moyen-Orient. D'autres grands prêteurs, dont Barclays, Lloyds et NatWest, ont également reculé.
Ce mouvement à la baisse intervient alors que les investisseurs surveillent les efforts diplomatiques pour résoudre le conflit entre les États-Unis et l'Iran. Bien que le président Trump ait adopté un ton optimiste, suggérant qu'un accord pourrait être conclu, les marchés restent sur le qui-vive. Les tensions ont maintenu les prix du brut Brent à un niveau élevé, proche de 105 dollars le baril, ce qui soulève des inquiétudes quant à une inflation persistante et à d'éventuelles nouvelles hausses de taux de la part de la Banque d'Angleterre.
### Les banques et les mines pèsent, les pétrolières résistent
La faiblesse du secteur bancaire a été le principal moteur des pertes de mardi. HSBC a annoncé un bénéfice avant impôts de 9,4 milliards de dollars, manquant les prévisions de 9,6 milliards de dollars, après avoir subi une perte de crédit de 1,3 milliard de dollars qui comprenait une charge pour fraude de 400 millions de dollars. Les résultats ont souligné l'exposition de la banque à la détérioration des perspectives économiques au Moyen-Orient, une région centrale dans sa stratégie de croissance.
Au-delà des banques, les valeurs minières ont également pesé sur l'indice. En revanche, les majors pétrolières comme BP (LON : BP) et Shell (LON : SHEL) ont vu leurs actions soutenues par le prix élevé du brut, bien que cela n'ait pas suffi à compenser la faiblesse plus large du marché. Shell a publié des bénéfices trimestriels supérieurs aux attentes, mais a ralenti le rythme de son programme de rachat d'actions, entraînant une réaction prudente du marché.
### Les perspectives techniques incitent à la prudence
D'un point de vue technique, les perspectives du FTSE 100 semblent baissières. Après avoir échoué à maintenir la résistance à 10 725, l'indice a rompu sous sa moyenne mobile à 50 jours. Selon une analyse de Forex.com, les vendeurs chercheront désormais à tester le support au niveau de 10 200. Une rupture sous ce niveau pourrait ouvrir la porte à une glissade plus profonde vers la marque psychologique des 10 000. L'indice de force relative (RSI) est inférieur à 50, ce qui indique que les vendeurs ont actuellement le contrôle. À la hausse, une résistance initiale est observée à la moyenne mobile à 50 jours autour de 10 400.
Cet article est uniquement à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement.