L'investisseur activiste DOMA Perpetual Capital Management a lancé une campagne publique contre Pacira BioSciences (PCRX), citant la chute de 64 % de l'action sur cinq ans et exhortant la société à explorer une vente. DOMA, qui détient une participation de 7,5 % dans le fabricant de médicaments, a nommé trois administrateurs au conseil d'administration avant un vote des actionnaires.
« Pourquoi les actionnaires voteraient-ils pour poursuivre cette absence implacable de rendement total ? » a demandé DOMA dans une lettre publique aux actionnaires de Pacira, soulignant des années de ce qu'il a appelé une « sous-performance flagrante et persistante » alors que la direction percevait des dizaines de millions de dollars de rémunération.
L'activiste a présenté une série de rendements négatifs, notant que l'action a chuté de 11 % depuis le début de l'année, de 28 % depuis que Frank Lee est devenu PDG en janvier 2024, et de 64 % au cours des cinq dernières années. En revanche, DOMA a déclaré que ses candidats auraient un seul principe directeur : « faire ce qui est le mieux pour tous les actionnaires de la Société ».
Le différend porte sur l'actif central de Pacira, le traitement de la douleur non opioïde EXPAREL, qui représente plus de 80 % des activités de la société. DOMA soutient que le conseil d'administration n'a pas réussi à gérer le risque de contestation des brevets, qualifiant la situation de « négligence grave ». L'activiste a souligné une décision de justice d'août 2024 qui a invalidé un brevet clé et un règlement ultérieur qui autorise l'entrée de génériques, arguant que le conseil d'administration parie désormais l'avenir de la société sur un nouveau cycle de litiges sans plan de secours.
Une vente comme « voie la plus sûre »
DOMA a rejeté le « plan 5x30 » de Pacira comme une « stratégie illogique et financièrement malsaine » qui ne répond pas aux risques juridiques immédiats. Au lieu de poursuivre ce qu'il appelle un litige « quitte ou double », DOMA pousse pour un processus supervisé par le conseil d'administration afin d'explorer des alternatives stratégiques, y compris une vente. Le fonds soutient qu'une plus grande entreprise avec plus de ressources pourrait mieux défendre les brevets d'EXPAREL et étendre sa portée sur le marché.
Le fonds activiste cherche à installer ses trois candidats — Christopher Dennis, MD, Oliver Benton « Ben » Curtis III et Eric de Armas — lors de l'assemblée annuelle de la société le 9 juin 2026. Dans une lettre, le Dr Dennis et M. Curtis ont défendu leurs qualifications, arguant que leur expérience respective en médecine des addictions et en droit réglementaire est directement pertinente pour les défis de Pacira. Ils ont rejeté la caractérisation de leur stratégie par le conseil d'administration comme une « braderie », affirmant que le devoir d'un conseil est de « tester chaque voie crédible vers la valeur ».
La bataille de procurations qui s'intensifie crée une incertitude significative pour les investisseurs. L'issue du vote des actionnaires du 9 juin déterminera si Pacira poursuit sa stratégie actuelle sous la direction existante ou si elle est forcée d'envisager une vente comme l'exige son actionnaire activiste.
Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.