Guangdong Dingtai Gaoke Technology Co., Ltd. a reçu un avis de dépôt du régulateur chinois des valeurs mobilières pour son projet d'introduction en bourse à Hong Kong, autorisant la société à émettre jusqu'à 52 388 800 actions.
L'avis du département de la coopération internationale de la China Securities Regulatory Commission (CSRC), publié le 15 mai, confirme que la société, également connue sous le nom de RoboTechnik, peut procéder à sa cotation à la Bourse de Hong Kong. Cette approbation est l'un des premiers dossiers d'introduction en bourse majeurs à Hong Kong à franchir l'étape du régulateur depuis la mise en œuvre des nouvelles règles pour les cotations à l'étranger.
Les détails concernant le prix de l'offre, la taille totale de l'opération, les investisseurs de référence ou une date de cotation spécifique n'ont pas encore été divulgués dans le dossier. L'approbation couvre l'émission d'actions ordinaires sur le marché principal (Main Board) de la bourse.
Le feu vert réglementaire est significatif car il démontre la viabilité du système basé sur le dépôt établi par les « Mesures d'essai » de la CSRC, entrées en vigueur en mars 2023. Cela fournit un canal de collecte de fonds essentiel pour les entreprises chinoises à l'heure où le chemin vers une cotation aux États-Unis devient de plus en plus difficile en raison des mesures de répression réglementaires et des frictions géopolitiques.
Hong Kong s'impose comme le principal refuge
L'initiative de Dingtai Gaoke s'inscrit dans une tendance plus large des entreprises de Chine continentale qui se tournent vers Hong Kong pour obtenir des capitaux, attirées par sa profonde liquidité et sa large base d'investisseurs. Ce pivot s'est accéléré alors que l'environnement à Wall Street devient plus hostile envers les entreprises chinoises. Depuis avril, au moins trois petites entreprises chinoises, dont Aixin Life International et Xinxu Copper Industry, ont officiellement retiré leurs demandes d'introduction en bourse sur le Nasdaq, une décision perçue comme une réponse à la pression des régulateurs américains qui répriment les stratagèmes de manipulation de cours (« pump and dump »).
En revanche, Hong Kong offre un lieu plus accueillant et prévisible. RoboTechnik Intelligent Technology, fournisseur du géant américain des semi-conducteurs Broadcom, a récemment déposé une demande de double cotation à Hong Kong après que ses actions cotées à Shenzhen ont bondi de 340 % au cours de l'année écoulée, invoquant les avantages des marchés de capitaux de la ville.
Naviguer dans les vents contraires de la réglementation
Même avec l'approbation de la CSRC, les investisseurs dans les entreprises chinoises cotées à l'étranger sont confrontés à une incertitude réglementaire importante. Les rapports annuels de sociétés chinoises cotées aux États-Unis comme Oriental Culture Holding (NASDAQ : OCG) et Hongli Group (NASDAQ : HLP) contiennent de nombreux avertissements sur les risques liés à l'évolution des règles chinoises sur la sécurité des données, les cotations à l'étranger et le contrôle des capitaux.
Ces documents soulignent également les complexités juridiques des structures d'entités à intérêts variables (VIE), que de nombreuses entreprises chinoises utilisent pour être cotées à l'étranger. En outre, la loi américaine sur la responsabilité des entreprises étrangères (Holding Foreign Companies Accountable Act - HFCA Act) reste une menace persistante, pouvant conduire à la radiation des entreprises chinoises des bourses américaines si leurs auditeurs ne peuvent pas être entièrement inspectés par le Public Company Accounting Oversight Board (PCAOB).
L'approbation de la CSRC offre une voie claire et sanctionnée par l'État à Dingtai Gaoke pour lever des capitaux, ce qui contraste fortement avec la nature imprévisible des marchés américains pour les entreprises chinoises. Le premier jour de cotation à Hong Kong servira de test clé pour l'appétit des investisseurs internationaux pour les nouvelles cotations technologiques chinoises dans le climat géopolitique actuel.
Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.