La reprise économique de la Chine a montré des signes de faiblesse en avril, la production manufacturière et la croissance des ventes au détail s'étant affaiblies plus que prévu, augmentant la pression sur Pékin pour introduire de nouvelles mesures de relance afin de stabiliser la croissance.
Les données du Bureau national des statistiques (NBS) publiées lundi ont souligné la nature fragile de la reprise. Le NBS a souligné la nécessité de « consolider davantage les bases de la reprise et de la croissance économiques », reconnaissant les défis persistants auxquels est confrontée la deuxième économie mondiale.
La production industrielle a augmenté de 4,1 % par rapport à l'année précédente, une baisse significative par rapport au rythme de 5,7 % en mars et bien en dessous de la croissance de 5,9 % prévue par les économistes. Il s'agit du taux d'expansion le plus lent de la production manufacturière depuis juillet 2023. Dans le même temps, les ventes au détail, principal indicateur de la consommation des ménages, n'ont augmenté que de 0,2 %, manquant de peu l'estimation consensuelle de 2 % et décélérant par rapport au gain de 1,7 % de mars. Ce résultat constitue la performance la plus faible de la consommation depuis décembre 2022.
Le ralentissement met en évidence une reprise inégale, où la forte demande extérieure pour les exportations, en particulier dans les technologies vertes et les produits liés à l'IA, a jusqu'à présent masqué la faiblesse significative de la demande intérieure. La crise persistante du secteur immobilier continue de peser sur la confiance des consommateurs et l'investissement, avec une contraction de 1,6 % de l'investissement en actifs fixes au cours des quatre premiers mois de 2026, un revirement brutal par rapport à la croissance de 1,7 % observée au premier trimestre. Le secteur automobile a été un point faible notable, avec des ventes de voitures domestiques plongeant de 21,6 % en glissement annuel en avril, marquant le septième mois consécutif de baisse.
Bien que l'économie chinoise ait progressé de 5,0 % au premier trimestre, soit plus que prévu, la dernière série de données suggère que le maintien de cet élan sera un défi de taille. Le tableau intérieur atone, combiné aux risques géopolitiques découlant du conflit au Moyen-Orient qui font grimper les coûts de l'énergie, complique les perspectives pour le reste de l'année 2026 et pourrait forcer les décideurs politiques à envisager un soutien plus agressif à l'économie.
Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.