Un recours collectif allègue que Camping World Holdings Inc. a fait des déclarations trompeuses sur ses contrôles d'inventaire, précédant un effondrement boursier qui a effacé plus de 40 % de sa valeur.
« Les dirigeants d'entreprise ont le devoir de s'assurer que les déclarations publiques de leur société sont exactes et complètes », a déclaré Joseph E. Levi de Levi & Korsinsky, un cabinet représentant les investisseurs.
La plainte fait suite à deux baisses majeures de l'action. Les titres ont chuté de 24,8 % le 29 octobre 2025, après que la société a signalé une baisse de 7,0 % des revenus des véhicules neufs. Ils ont encore perdu 16,5 % le 25 février 2026, après que Camping World a révélé une perte nette de 109,1 millions de dollars au quatrième quart et suspendu son dividende.
La plainte, déposée dans le district nord de l'Illinois, vise à obtenir réparation pour les investisseurs ayant acheté des titres CWH pendant la période de classe de près de 10 mois. La date limite pour que les investisseurs demandent le statut de demandeur principal est le 11 mai 2026.
Le cœur du procès prétend que Camping World a surestimé sa capacité à « gérer chirurgicalement » ses stocks grâce à des « analyses de données sophistiquées ». Les plaignants allèguent que ces déclarations étaient matériellement trompeuses car la société subissait un affaiblissement de la demande de détail et nécessiterait plus tard des « objectifs de gestion des stocks correctifs et stricts » nuisant aux marges brutes.
La divulgation du 24 février a révélé une contraction de 247 points de base de la marge brute totale et une perte d'EBITDA ajusté de 26,2 millions de dollars au quatrième quart. La société a également annoncé une pause immédiate de son dividende trimestriel en espèces, signalant une pression financière.
Les documents juridiques désignent trois hauts dirigeants comme défendeurs individuels en vertu de l'article 20(a) de la Securities Exchange Act. La liste comprend Marcus A. Lemonis, qui a été PDG pendant la majeure partie de la période visée ; son successeur Matthew D. Wagner ; et le directeur financier Thomas E. Kirn. La plainte allègue que ces dirigeants contrôlaient les divulgations publiques de la société et étaient au courant des faits défavorables non divulgués.
Ces allégations remettent en question la crédibilité des rapports opérationnels et de la stratégie de données de la direction. Les investisseurs attendront désormais la décision du tribunal sur la motion du demandeur principal après la date limite du 11 mai, qui déterminera l'orientation future du litige.
Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.