Les cours du pétrole Brent sont tombés sous les 104 dollars le baril lors des premiers échanges en Asie le 12 mai, une correction technique après une hausse lors de la séance précédente, alors que le marché continue de composer avec l'incertitude géopolitique.
La référence internationale s'est récemment négociée près de 103 dollars le baril, contre environ 110 dollars une semaine auparavant, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) oscillait autour de 96 dollars le baril, selon les données du 11 mai. Ce mouvement prolonge une volatilité qui a vu les deux contrats chuter de 6 % la semaine dernière en raison de l'optimisme quant à une résolution du conflit entre les États-Unis et l'Iran, qui a retiré environ 1 milliard de barils de pétrole du marché au cours des deux derniers mois, selon le PDG d'Aramco, Amin Nasser.
Ce repli n'a pas brisé la tendance haussière établie depuis le début du conflit. Le Brent a bondi vers les 125 dollars à mesure que le conflit s'intensifiait avant de reculer. Citibank maintient un objectif de prix à trois mois de 120 dollars pour le WTI, ce qui implique un objectif pour le Brent d'environ 126-127 dollars le baril, en supposant que l'écart actuel se maintienne.
La question clé pour le marché est de savoir si une résolution diplomatique peut être trouvée. La baisse récente a été en partie alimentée par l'espoir d'un accord, mais celui-ci a été tempéré après que le président américain Donald Trump a jugé la dernière réponse de l'Iran « inacceptable ». Le marché attend désormais la visite du président Trump à Pékin mercredi pour le prochain développement potentiel.
Les risques sur l'offre restent au centre de l'attention
Malgré l'optimisme, les risques sur l'offre physique persistent. Les forces américaines auraient frappé deux pétroliers battant pavillon iranien dans le golfe d'Oman, renforçant les fortes tensions autour du transport maritime iranien. Parallèlement, les données d'expédition de Kpler ont montré que trois pétroliers ont réussi à naviguer dans le détroit d'Ormuz avec leurs traceurs éteints, signe qu'une partie du pétrole parvient toujours à passer le goulot d'étranglement.
Cet environnement a créé une fourchette de négociation volatile. La chute vers 103 dollars le baril est perçue par certains analystes comme une nouvelle opportunité d'achat sur repli si les pourparlers diplomatiques stagnent. Les producteurs industriels naviguent également dans cette volatilité. Murphy Oil (NYSE:MUR), un producteur indépendant, a rapporté que son prix de vente moyen du pétrole pour le premier trimestre était de 72 dollars le baril, mais les prix ont dépassé les 90 dollars le baril en mars lorsque la prime de conflit s'est installée.
Le prix du pétrole est une composante majeure de l'inflation, affectant tout, du prix de l'essence à la pompe au coût du transport des marchandises quotidiennes. Bien que la réserve stratégique de pétrole des États-Unis puisse offrir un soulagement temporaire pendant les chocs d'offre, elle ne constitue pas une solution à long terme à une perturbation géopolitique durable.
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