Les prévisions du secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, concernant de « grosses commandes de Boeing » en provenance de Chine n'ont pas réussi à faire grimper l'action du constructeur aéronautique, le titre ayant chuté de 2,9 % en raison d'inquiétudes sur les capacités de production et de la hausse des prix du pétrole. Cette baisse est survenue lors de la visite d'État du président Donald Trump à Pékin, où un accord pour de nouveaux appareils est en cours de discussion.
« Je m'attends à ce qu'il y ait de grosses commandes de Boeing », a déclaré Bessent à CNBC jeudi. Malgré son optimisme, l'évolution du cours de Boeing suggère que les investisseurs sont plus préoccupés par la capacité de l'entreprise à honorer ses engagements actuels que par la conclusion de nouveaux contrats.
Le recul de l'action à 233,71 dollars a contrasté avec les gains du marché broad, où le S&P 500 a progressé de 0,4 % et le Dow Jones Industrial Average de 0,6 %. Les investisseurs semblent avoir déjà intégré la perspective d'une commande chinoise majeure, qui serait la première depuis plusieurs années. Le marché se concentre plutôt sur le carnet de commandes massif de Boeing, qui compte plus de 6 800 avions non livrés, soit l'équivalent de dix ans de production aux rythmes actuels.
La vente massive a également coïncidé avec le maintien des prix du pétrole au-dessus de 105 dollars le baril, un niveau qui menace de réduire la demande de transport aérien et, par conséquent, le besoin de nouveaux avions. Bien qu'une commande importante de la part de la Chine — un marché qui, selon les projections de Boeing, aura besoin de 8 800 nouveaux avions au cours des 20 prochaines années — soit un point positif à long terme, la réaction immédiate du marché souligne les obstacles opérationnels et macroéconomiques auxquels l'entreprise est confrontée.
Cet article est uniquement à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement.