Abercrombie & Fitch a annoncé un bénéfice ajusté de 1,47 $ par action au premier trimestre, dépassant les estimations de 19 cents, grâce à une croissance de 3 % des ventes en Amériques.
« Notre focalisation sur les acheteurs aisés et nos promotions ciblées nous ont aidés à naviguer dans un environnement de consommation difficile », a déclaré la PDG Fran Horowitz dans un communiqué.
Les ventes nettes ont augmenté de 2 % à 1,1 milliard de dollars au cours du trimestre clos le 2 mai, légèrement en dessous du consensus de 1,12 milliard compilé par LSEG. Le segment Asie-Pacifique a enregistré une hausse de 24 % de ses ventes, tandis que le segment Europe, Moyen-Orient et Afrique a chuté de 10 %, pénalisé par le conflit en cours avec l'Iran que la société avait signalé en mars.
L'action a bondi de 13 % dans les échanges matinaux, réduisant ainsi son déclin depuis le début de l'année, qui dépassait 40 %. La société a maintenu ses prévisions annuelles, anticipant une croissance des ventes totales au cours du trimestre en cours et de l'exercice, malgré les vents contraires géopolitiques.
Abercrombie cible les acheteurs aux revenus élevés qui continuent de dépenser librement, tandis que les remises ont attiré des consommateurs soucieux de leur budget issus de ménages à faibles revenus. Cette stratégie a aidé l'entreprise à contrer l'incertitude macroéconomique aux États-Unis et à enregistrer une croissance de 3 % de ses ventes dans sa région Amériques.
Le bénéfice net ajusté du détaillant de vêtements s'est établi à 1,47 $ par action, bien au-dessus des 1,28 $ attendus par les analystes. La société n'a pas divulgué de mesure spécifique des ventes à magasins comparables dans son communiqué.
La faiblesse en EMEA reflète un « léger impact sur les ventes » que la société avait évoqué en mars, alors que le conflit au Moyen-Orient perturbait ses opérations. Hollister, la marque destinée aux adolescents, a supporté le poids du ralentissement régional.
Ce dépassement des bénéfices suggère que la stratégie d'Abercrombie consistant à diviser sa clientèle — courtiser les acheteurs aisés tout en offrant des remises aux consommateurs soucieux de leur budget — fonctionne malgré les vents contraires macroéconomiques. Les investisseurs surveilleront les résultats du T2 pour savoir si le frein en EMEA s'aggrave ou se stabilise à mesure que les conditions géopolitiques évoluent.
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.